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Année cinquante, le premier jeu vidéo

Cette histoire commence à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale, ou l’intérêt des écoutes radars, les calculs aéronautiques et l’élaboration de la bombe atomique avaient demandé des supercalculateurs, réservant ainsi cette pratique à l’intérêt militaire.

L’EDSAC EST ÉNORME ET RESTE MOINS PUISSANT QU’UNE CALCULETTE DE NOS JOURS

En 1949, l'Université de Cambridge, au Royaume-Uni, investit dans un nouveau calculateur, l’ « EDSAC », dans un but de recherche. C’est le premier ordinateur électronique au monde qui remplace les ordinateurs mécaniques d’antan.


Démarrage

LE FERRANTI MARK 1 PEUT ÊTRE PRODUIT EN SÉRIE

En 1952, Alexander Sandy Douglas travail sur sa thèse de philosophie « l’interaction homme-machine ». Décidé à rendre l’ordinateur moins austère, Alexander développe un jeu et transpose en 1951 un prototype réalisé par Christopher Strachey ("Jeu de Dames") mais rendu fonctionnel par Alexander en 1952 seulement sur un Ferranti Mark1 (le premier ordinateur généraliste, commercialisable et compatible entre les différentes unités produites).


L'ORDINATEUR VOUS INFORME QUAND VOUS ETES TROP LENT A JOUER

Le "Jeu de Dames"


Ce "Jeu de Dames" est le tout premier jeu à proposer une interface graphique (le fait de voir les actions sur un écran cathodique en mouvement), une partie sonore (bruitages) et le premier programme possédant une intelligence artificielle aboutie au monde. Son impact est considérable dans l’histoire de l’informatique encore aujourd'hui. Ce titre sera même diffusé à la télévision Anglaise.


"OXO" le début de l'aventure


Alexander Sandy Douglas ne travailla pas seulement à la conversion du "Jeu de Dames" de Christopher Strachey mais aussi à son propre projet sur l’EDSAC, « OXO », dans le cadre de son mémoire.

LES ÉCRANS DE L’EDSAC

Encore aujourd’hui personne n’est vraiment capable de définir quel est le premier jeu vidéo terminé mais malgré les divergences, « OXO » est le plus souvent cité et justement…

MORPION, AUSTERE MAIS NOVATEUR

« OXO » est donc tout simplement un jeu de morpion (à l’origine la nomination était "Noughts and Crosses", morpion en Anglais) qui explique son appellation (la croix et les ronds). Le jeu possède une intelligence artificielle (qui ne fait pas d’erreurs) et une interface graphique.


Limité à l’ordinateur de l’EDSAC (non transportable), de ce fait non accessible au grand public, son impact sera très limité.


Les chercheurs estiment toutefois qu’Alexander aurait présenté « OXO » à l’Université de Cambridge avant de finaliser l’adaptation du "Jeu de Dames" de Christopher Strachey, ce qui en fait le premier jeu vidéo du monde.

Article de Romain Villez